grandeguerre56

Vendredi 11 novembre 2005

 

Hommage aux morts de la Grande Guerre

 

Cela ne vous aura pas échappé l'anniversaire de l'armistice de la première guere mondiale est célébré aujourd'hui.

Sur les 8 millions de soldats français mobilisés il ne reste à ce jour (2005) que 6 poilus encore en vie.

Ils sont agés de 107 à 110 ans. Un seul d'entre eux à participé aux cérémonies qui se sont déroulés aujourd'hui.

La France à perdu 1.4 million de ses fils. 4 millions d'hommes ont été blessés...

Je suis Breton et par conséquent particulièrement sensible à ce macabre décompte des martyrs. La Bretgne à perdu selon les estimations (les chiffres portent à débat) près de 150000 hommes. C'est ce que l'on à appellé "l'împot du sang". C'est entre autre à ce titre que notre région n'a aucun péage sur ses routes...

Le 11 novembre 1918 l'armistice est signée dans le wagon spécial du général Foch, au carrefour de Rethondes, au milieu de la forêt de Compiègne, à 5h15 du matin.

L'humiliation allemande pouvait alors commencer. Elle prendra forme lors du traîté de Versailles et sera la genêse d'un autre conflit terrible.

 

Le Morbihan à lui seul compte 216 monuments aux morts pour autant de communes...  Ce département à perdu 25000 combattants. Aujourd'hui notre devoir est de nous souvenir...

Par Nikro56
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 11 novembre 2005

Monument aux morts de Perros Guirrec (22)

 

La Bretagne a été saignée durant la première guerre mondiale.

Le breton est en général rural, il parle mal ou pas le Français. Il a la réputation d'être courageux et bon soldat.

Toute cette corrélation d'éléments nous permet d'expliquer pourquoi les régiments bretons étaient souvent envoyés en première ligne se faire décimer (au même titre que les tirailleurs sénégalais, marocains ou algériens).

Les premiers signes d'une possible guerre apparaissent en Bretagne sous la plume d'un journaliste du quotidien Ouest Eclair daté du 23 juillet 1914. Le quotidien titre : "L'Autriche menace à nouveau la paix".Notons que les Bretons lisent peu ces quotidiens jugés trop coûteux. L'annonce de la guerre précipitera les bretons vers ces même journaux.

Parmis les 21 corps qui composent l'armée Française en 1914,  deux sont bretons : Le Xe corps ayant pour centre Rennes et le XIe basé à Nantes.

En Bretagne il y eu 13 villes de mobilisation :

- Rennes, Vitré, Dinan, Lorient, Vannes, Pontivy, Ancenis, Nantes, Quimper, Brest, St Brieux, St Malo et Guingamp.

A Lorient la mobilisation est proclamée le 2 aout 1914 à 0h.

Les Bretons subissaient souvent des brimades au Front. On leur reprochait leur manque d'instruction et surtout le fait qu'ils ne parlaient pas ou mal le français.

Les Bretons représentaient l'essentiel des effectifs de le marine. 96% des cannoniers, 95% des manoeuvriers, 85% des torpilleurs, 90% des matelots étaient bretons.

La  Bretagne est triste et on n'assiste pas aux scènes de liesse souvent décrites à tort. Les hommes partent en pleine moisson, laissant les femmes aux champs. On assiste tout de même à des scène excessives de patriotisme. Par exemple un enfant de 7 ans est présenté au bureau de recrutement de Morlaix.

Voici les villes de garnison bretonnes et leurs régiments (37000 hommes) :

- Rennes : 41e RI, 24e Dragon, 7e et 50e d'artillerie

- St Malo : 47e RI

- Vitré : 70e RI

- Nantes : 65e RI, 3e Dragon et 50e RA

- Ancenis : 64e RI

- Vannes : 116e RI, 28e et 35e RA

- Lorient : 62e RI et 1er RA coloniale

- Pontivy : 2e chasseurs

- Quimper : 118e RI

- Brest : 19e RI, 2e, 32e, 52e RI coloniale, 2e dépot des équipages de la  flotte

- St Brieux : 71e RI

- Guingamp : 48e RI

- Dinan : 10e RA et 13e Hussard

De nombreux bretons issu de la diaspora du 19e et début 20e siècle explique la présence de nombreux bretons dans les régiments Normands, d'Anjou, de Vendée ou de Dordogne. On trouvera plus tard dès 1917 des Bretons dans les régiments américains venus prêtés main forte aux alliés.

Au total on estime à 150 000 le nombre de bretons tués lors de la grande guerre ce qui représente 19% des engagés. Les annecdotes macabres ne manquent pas. Le 2e RI colonial de Brest passa en une journée de 3326 à 476 hommes...

Nivelle à dit : "Ce que j'en ai consommé du Breton"

NDLR : Nombre de ces infos sont tirées des excellents ouvrages de M Roger Laouenan sur le sujet.

 

 

                                                                      

 

Par Nikro56
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 11 novembre 2005

Photo extraite du film

L'actualité cinématographique est marquée par la sortie du film "Joyeux Noël" réalisé par Christian Carion. On y retrouve Diane Kruger, Guillaume Canet, Benno Fürman, Dany Boon.

Le sujet du film est particulièrement émouvant. Il s'agit des fraternisations entre soldats Allemands, Français et Ecossais durant l'Hiver 14.

Le sujet est traîté avec beaucoup d'émotion et de d'humanité. C'est un beau film de guerre qui parle de paix...

Je vous le conseille vivement.

Par Nikro56
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 11 novembre 2005

Ce tableau présente les pertes durant la première guerre mondiale. Il ne tient pas compte des pertes civiles.

Par Nikro56
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Dimanche 13 novembre 2005

Casteau - Les martyrs fusillés au camp de Casteau en 1916

L'une des tragédie humaine au sein même des armées fut sans conteste l'exécution pour l'exemple de soldats par leurs propres commandements...

Durant la 1ere guerre mondiale tous les pays bélligérants ont eu recourt à ce procédé horrible qui consiste à mettre à mort un prétendu coupable parmi les troupes dans le but d'en faire un exemple.

Tout d'abord évoquons les chiffres :

- En France il y eut 2500 condamnations à morts dont 550 exécutions et nous allons y revenir.

- En Allemagne officiellement 48 exécutions (chiffre probablement à réévaluer)

- En Grande Bretagne il y eut 330 exécutions dont le plus jeune exécuté durant la guerre. Il était àgé seulement de 17 ans... Il n'y eut en Grande Bretagne aucune réhabilitation.

- Il y eut 25 canadiens exécutés.

- Le triste record d'exécutions revient à l'Italie avec 750 fusillés.

Revenons aux exécutions de soldats français. On se rend compte qu'au fil de l'évolution du conflit les motifs de condamnation diffèrent.

Vicoigne.ferme incendiée et 11 fusillés

Pour quelle faute passait on devant le conseil de guerre?

1- En 1914 : Les condamnés sont principalement accusés de s'être volontairement mutilés un membre (main, pied). Laisser sa main traîner au dessus de la tranchée était passible du conseil de guerre.

2- Dès 1915, 16 on assiste de plus en plus à des désertions, puis se développent deux formes de crimes :

- Le refus d'obéissance devant l'ennemi. Cette dénomination issue de la justice militaire sera le prétexte à des condamnations totalement arbitraires notamment lorsque les généraux n'étaient pas satisfaits d'un repli de troupes.

- L'abandon de poste. Il s'agit de la désertions dans la majeur partie des cas.

3- En 1917 les condamnations concernent des comportements collectifs. Les célèbres mutineries du chemin des dames restent gravées dans les mémoires tant par leur caractère exceptionnel que dans la répression qui suivit. Le Poilu ne refuse pas de se battre mais il refuse d'attaquer à outrance. A Craonne plus de 100 hommes mourraient à la minute lors des sanglants assauts commandés par Nivelle.

Comment la justice militaire à-t-elle pu se substituer à la justice civile?

Les politiques subissent dès 1914 la lourde pression des Etats majors de l'armée pour permettre à la justice militaire de se substituer à la justice civile pour les soldats du front.

Joffre demande directement dans une lettre au ministre de la justice Messimy "qu'on le laisse faire des exemples"...

Les politiques ne mettent pas longtemps à accepter la requête du haut commandement militaire et délèguera le pouvoir de justice aux tristement célèbres conseils de guerre.

Comment les accusés sont ils désignés?

Bien souvent lors de mutinerie collective on prend un nombre déterminé d'hommes désignés au hasard. De ce fait on imagine la proportion d'innocents fusillés. D'ailleurs aujourd'hui ne peut on pas affirmer qu'ils étaient tous innocents?

Comment étaient jugés les "prévenus"?

Cela se passait au cours d'un simulacre de procès. La "cour" était composée en général du commendant de régiment assisté de 2 officiers. Ils votaient et la majorité scellait le sort du pauvre soldat. En cas de condamnation à mort la sentence était applicable dans les 24h et le conseil se réservait le droit de refuser la demande de grâce...

La famille du condamné était alors touchée doublement du deuil. En effet la honte d'avoir eut un frère, un père, un époux condamné pour sa lâcheté était très difficile à supporter. Cela s'ajoutait inéluctablement au poid du deuil.

La réhabilitation

Dans les années 1920 et 1930 à force d'acharnement et de courage de la part des familles de vicitmes soutenues par les associations d'anciens combattants mais aussi par l'association des droits de l'homme.

En 1998 Lionel Jospin alors 1er ministre offre une réabilitation morale au nom de l'Etat Français à tous ces soldats fusillés pour l'exemple....

 

 

 

 Ouvrage de référence : Les Fusilles De La Grande Guerre Et La Memoire Collective - 1914-1999

Auteur: Offenstadt, Nicolas

 

 

Par Nikro56
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus