La Grande guerre... L'Europe s'embrasse (1914-1918)

 

La Grande Guerre, un sacrifice sans précédent...

Bienvenue sur ce site informatif sur l'un des plus important et poignant évênement de l'Histoire européenne : La Première guerre mondiale.

J'essayerai d'axer ce site sur les Bretons dans la grande guerre et à ce titre n'hésitez pas à me contacter si vous désirer des renseignement ou alors si vous voulez voir traiter sur ce bolg un sujet particulier.

J'essayerai de mettre en ligne de nouveaux articles de façon régulière afin de rendre ce blog le plus interactif possible. N'hésitez pas à me faire part de vos idées.

Mon mail : nikromu95@hotmail.com

Bonne visite !

Nicolas.

Vendredi 7 avril 2006

Stèle commémorative au Faouët

L'Hisoire de ce jeune Breton originaire du Faoüet dans le Morbihan est exceptionnelle et est représentative d'actes de bravoure qui peuvent surgir lors d'une guerre.

Corentin est le 9 janvier 1900 au Faouët, petite commune du Nord ouest du Morbihan. C'est un enfant issu d'un milieu paysan pauvre, typique de la Bretagne du début du siècle. Il est le benjamin d'une famille de 9 enfants.

Comme beaucoup de Bretons, de Français il voit ses amis, les hommes de sa famille partir à la guerre.

Contrairement à beaucoup de jeune hommes qui à juste titre se réjouissent de ne pas partir trop tôt au front, Corentin lui, veut s'engager et défendre son pays.

A 15 ans, Corentin usurpe l'identité d'un Ardennais réfugié et s'engage dans l'Infanterie au 410e, un régiment formé de beaucoup de Bretons.

On le surnomme "La Bleusaille" dans les tranchées. Ce surnom est affectueux. Il inscite fortement au respect par des actes de pure bravoure. Il est fait caporal le 25/02/1916. Il est blessé le 11/06/1916 et devient sergent. Il est a ce titre cité à l'ordre du corps d'Armée. Il perdra cette citation lorsqu'il révelera sa véritable identité, mais sera à nouveau cité en avril et juin 1917.

Juste avant ses 17 ans, il décide d'écrire au Colonel afin de retrouver au front sa véritable identité :

" J'ai inventé de toute pièces l'identité que je porte depuis deux ans et réussi ainsi à venir au front faire mon devoir de soldat français. Mon père et ma mère, paysans bretons, ayant trois fils sous les drapeaux se sont rendus à mes raisons et m'ont laissé libre. J'aurai 19 ans le 9 janvier prochain. C'est pourquoi je vous écris pour savoir s'il ne serait pas possible de reprendre mon véritable nom? J'ose m'adresser à vous, sans passer par la voie hiérarchique, parce que s'il ne m'était pas possible de changer d'identité sans quitter le front, je préfererai rester Ardennais jusqu'à la fin de la guerre et sans que mes chefs directs ne sachent la vérité.

Je ne suis pas plus patriote qu'un autre, mais je considère qu'un français lorsqu'il est assez fort pour faire un soldat est un lâche s'il reste à l'arrière."

Lettre surprenante de maturité et de patriotisme pour un jeune homme de 16 ans.

La loi est la loi. Le général décide de dégrader le jeune sergent qui redevient 2e classe. Malgré tout le général de Division l'invite à sa table avec d'autres officiers.

Corentin prend la parole :

"Je ne me suis pas engagé pour faire parler de moi, pour que l'on dise celui là est un brave. Je préfère rester inconnu et je cherche que ma satisfaction personnelle du devoir accompli. Dans cette guerre, il ne faut pas dire c'est un seviteur de plus qui sauvera la France, mais il contribuera à la sauver! La France à besoin de tous ses enfants. Tous doivent être prêts à se sacrifier pour elle. Je ne pourrai pas vivre sous le joug d'ennemis qui, à chaque instant, me feraient sentir leur supériorité. C'est pourquoi je suis soldat. La vie en elle même n'est rien si elle n'est bien remplie".

Ce discours émeut les officiers présents qui restent en admiration devant tant de bravoure et de courage. De rapides promotions suivront et le jeune Corentin Carré devient Adjudant. Après cette nomination il demande à être versé dans l'aviation car il juge trop difficile d'avoir sous ses ordres la responsabilité de 50 hommes. Il s'explique dans son carnet de guerre :

"Je quitte l'Infanterie, non pas pour les peines et les misères que nous endurons dans cette arme, mais parce que je trouvais que la responsabilité de cinquante vie humaines que je commandais un peu lourde pour mes jeunes épaules. Au revoir mes braves poilus, dans l'aviation, je tâcherais de montrer ce que vaut un poilu de nôtre régiment."

Le 20/06/1917 il reçoit une réponse favorable à son incorporation dans l'aviation. Il part à Etampes en formation et est breveté le 9/09/1917. Il est affecté à l'escadrille 20229 basée à Lemmes (Meuse). Cette escadrille est mise a disposition de la IIe armée.

Le 18 mars 1918, Corentin se retrouve pris en chasse par 3 avions allemands alors qu'il effectue une mission d'observation. Son avion s'enflamme et s'écrase dans les champs de la Meuse. C'est une version officielle. Il exisxte une autre explication. Il est probable que sa mort fut moins "glorieuse" et que lui et son mitrailleur Joseph Perrin ont été victime d'un tir de DCA.

Il repose aujourd'hui dans un petit village près de Metz Rembercourt-aux-pots.

Il reste le Héros de la Grande guerre du petit peuple Breton. Aujourd'hui nombreuses sont les communes qui ont bâptisé du nom ce Corentin Carré une rue de leur ville. 

Article réalisé grâce à une parution dans Ouest France.

 

Dimanche 12 mars 2006

Voici la plaque commémoratique des 62e et 262e RI, des 88e et 288e RIT partis tous les quatre de Lorient au début de la guerre.

Mercredi 8 mars 2006

Statistiques des Morbihannais du 62e RI Morts Pour la France

(1914-1918)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

902 MPF morbihannais du 62e RI ont été trouvés

 

  • Etude par Grades

 

Officiers : 16

Sous officiers : 57

Hommes du rang : 829

 

 

 

 

 

Colonel

0

Commandant

0

Capitaine

6

Lieutenant

4

Sous-lieutenant

6

 

 

 

 

Adjudant-chef

1

Adjudant

11

Aspirant

1

Sergent-major

4

Sergent Fourrier

3

Sergent

37

 

 

 

 

Caporal Fourrier

3

Caporal

74

Tambour

3

Clairon

1

Soldat

747

Réformé

1

 

 

 

 

 

  • Etude par âge

 

-Age moyen : 27 ans et 1 mois

-Age maximum : 47 ans

-Age minimum : 19 ans

 

  • Etude par commune de naissance

La commune la plus touchée est Lorient avec 44 morts pour la France.

- Lorient : 44

 

 

 

- Languidic : 40

- Inzinzac : 19

 En tout ce sont 196 communes du Morbihan qui ont vu un ou plusieurs de ses « fils » mourir pour la France.

 

 

 

 

 

 

 

  • Etude par année de décès

1914 : 304 soit 30,6 % des pertes totales

1915 : 233 soit 23,5 % des pertes totales

1916 : 153 soit 15,4 % des pertes totales

1917 : 108 soit 10,9 % des pertes totales

1918 : 99 soit 9,7 % des pertes totales

1919 : 5 soit 0,5 % des pertes totales

 

  • Etude des causes de la mort

Tués à l’ennemi : 638 soit 64,2 % des pertes totales

Disparus au combat : 50 soit 5 % des pertes totales

Morts des suites de blessures : 138 soit 13,9% des pertes totales

Morts de maladie : 44 soit 4,4 % des pertes totales

Morts en captivité : 25 soit 2,5 % des pertes totales

Morts d’un accident : 3 soit 0,3 % des pertes totales

Indéfinis : 4 soit 0,4 % des pertes totales

 

  • Etude des lieux de décès

- Tahure Perthes (Marne) : 136 MPF (+ 14 blessés mort à La Croix en Champagne)

- La Côte du Poivre Verdun (Meuse) : 99

- Maissin (Belgique) : 57

- Ailles (Aisne) : 53

- Authuile (Somme) : 48

- Vaux-Damloup (Meuse) : 30

- Chemin des Dames (Aisne) : 28 

- Lenharrée (Marne) : 19

- Moranvilliers (Marne) : 19

- Cheveuges (Ardennes) : 18

- Vassimont (Marne) : 17

- Sailly-Saillisel (Somme) : 13

- Mesnil (Somme) : 13

- Ligny (Marne) :12

- Jouy (Aisne) : 11

- Vregny-Margival (Aisne) : 11

 

  • Les journées noires

Le 62e RI a connu à l’instar des autres régiments, des jours particulièrement meurtriers.

Le 22 aoüt 1914 : Attaque de Maissin (Belgique)

Le 25 septembre 1915 : Attaque de Tahure (Marne)

Le 17 avril 1916 : Attaque de La côte du Poivre à Verdun (Meuse)

Le 5 mai 1917 : Attaque de Ailles (Aisne)

 N. LE RAY

 

 

 

 

 

 

 

 

Mardi 7 mars 2006

Statistiques sur les  Morbihannais Morts pour la France

du 116e RI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces chiffres ont été obtenus grâce aux fiches du site mémoire des hommes et après consultation de près de ... 25000 fiches de soldats du 56 morts pour la France.

993 MPF (morts pour la France) morbihannais du 116e RI ont été trouvés.

 

  • Etude statistique par Grades

Officiers : 11

Sous officiers : 55

Hommes du rang : 928

 

colonel

0

Lieutenant-colonel

0

Commandant

1

Capitaine

1

Lieutenant

2

Sous-lieutenant

7

 

 

 

Adjudant-chef

2

Adjudant

11

Aspirant

0

Sergent-major

3

Sergent Fourrier

1

Sergent

38

 

 

 

Caporal Fourrier

2

Caporal

75

Clairon

1

Soldat

850

 

  • Etude statistique par Âge

 

- Age moyen : 26 ans et 9 mois  

- Age maximum : 48 ans

- Age minimum : 18 ans

 

  • Etude statistique par Commune de naissance

La commune la plus touchée est Carentoir avec 25 morts pour la France.

- Carentoir : 25

 

 

- Questembert : 22

- Vannes : 17

En tout ce sont 215 communes du Morbihan qui ont vu un ou plusieurs de ses « fils » mourir pour la France.

 

 

 

  • Etude statistique par Année de décès

1914 : 413 soit 41,5 % des pertes totales

1915 : 335 soit 33,7 % des pertes totales

1916 : 109 soit 11 % des pertes totales

1917 : 60 soit  6 % des pertes totales

1918 : 69 soit  6,9 % des pertes totales

1919 : 8 soit  0,8 % des pertes totales  

 

  • Etude statistique des Causes de la mort

 

Tués à l’ennemi : 683 soit  68,7% des pertes totales

Disparus au combat : 40 soit 4 % des pertes totales

Morts des suites de blessures : 211soit 21,2 % des pertes totales

Morts de maladie : 44 soit 4,4 % des pertes totales

Morts en captivité : 13 soit 1.3 % des pertes totales

Morts d’un accident : 2 soit 0,2 % des pertes totales

Indéfinis : 1 soit 0,1 % des pertes totales  

 

  • Etude statistique des lieux de décès

 

- Tahure Perthes-les-Hurlus (Marne) : 226 MPF (+ 18 blessés dcd à la Croix en Champagne)

- Lenharrée, Connantay (Marne) : 117

- Maissin (Belgique) : 93

- Verdun (Bras, Fleury, Douaumont) : 75

- Thiepval (Somme) : 29

- Attigny (Ardennes) : 24

- Beaucourt (Somme) : 19

- Somme-Py (Marne) : 14

- Louvercy (Marne) : 13

- Ovillers (Somme) : 13

- Mesnil (Somme) : 12 - Veuilly-Bussiares (Aisne) : 10

 

  • Les journées noires

 

Le 116e RI a connu à l’instar des autres régiments, des jours particulièrement meurtriers.

 

Le 22 août 1914 : Attaque de Maissin (Belgique)

Le 8 septembre 1914 : Attaque de Lenharrée (Marne)

Le 25 septembre 1915 : Attaque de Tahure (Marne)

Le 17 avril 1916 : Bras, Verdun (Meuse)

Chiffres de Nicolas LE RAY

Tout renseignement prendre contact par mail nikromu95@hotmail.com

Lundi 27 février 2006

Le 35e RA est caserné à Vannes (56). Il compte 9 batteries équipées du célèbre canon de 75. Ce canon est jugé excellent mais à un défaut notamment par rapport au 77 Allemand, sa portée est plus courte, soit 5.5 km. Cela explique les nombreux duels au corps à corps qu'on du subir les artilleurs Français durant la grande guerre.

1914 :

Le premier engagement du 35e RA se déroule à Maissin en Belgique le 22 août 1914. Les artilleurs seront en soutient notamment des 62e et 116e RI. Tous les régiments qui se sont battus à Maissin ont connu des pertes effroyables. Maissin est considérée comme une victoire, mais de courte durée.

Le 28 août, le 35e RA se bat à Bulson puis le 2 septembre à Prosnes (près de Mourmelon). Le 35e prend une part active à la bataille de la Marne et se bat sur les lieux les plus prestigieux de cette bataille tel Fère Champennoise et Vitry le François.

Toujnours en soutiens des 62e et 116e RI, le 35e RA se bat et perd beaucoup d'hommes les 7et 8 septembre à Lenharrée et Connantray. Cette bataille de Lenharrée est terrible. Les Français surpris se défendent au corps à corps. Les artilleurs défendent leurs pièces à la baïonnette. Le régiment est cité à l'ordre de l'Armée à cette occasion.

Le 35e participe ensuite à la course à la mer, traverse la Marne et arrive dans la Somme. Le régiment est séverement accroché à Saint-Pierre-de-Bitry le 10 octobre.

 

1915 :

Pendant huit mois le 35e RA reste dans la Somme et parfait son instruction. En août le régiment prend position au nord de Suippes près des hameaux Perthes, Mesnil e des Hurlus. Le régiment participe à la grande offensive de Champagne.

En soutient des 62e, 116e RI (entre autre), le 35e s'épuise à Tahure. Devant son courage exemplaire, le 35e RA est à nouveau cité à l'ordre de l'armée.

 

1916 :

Le 35e RA est engagé dans la bataille de Verdun dès le 30 mars 1916. Le régiment paye un lourd tribu durant 4 semaine notamment dans le secteur des Planchettes.

En mai le régiment est relevé et passe quelques mois à l'arrière.

En novembre le 35e RA retrouve le front et participe à la reprise du fort de Vaux.

 

1917 :

Le 35e RA est engagé dans la bataille du Chemin des Dames (Aisne) du 19 avril au 20 mai 1917. I

Il participe également à la bataille de la Somme puis se bat à nouveau sur le chemin des dames. Il appuie en effet l'assaut qui permit la reprise du fort de la Malmaison le 23 octobre 1917.

Cette année 17 marque une accalmie dans le nombre de morts pour le 35e RA. Ceci est certainment du à la dynamique d'offensive.

 

1918 :

En mars devant l'offensive Allemande menée par les troupes de Von Hutler, la 22e DI (à laquelle appartient le 35e RA) est jetée dans la brèche pour "colmater".  Ce mois de mars est terrible pour les artilleurs du 35e RA qui à Ployon le 28 et à Montdidier Rollot le 31 mars doivent se battre à la baïonnette comme aux pires heures de 1914. A cette occasion le régiment est honoré de la fourragère aux couleurs de la croix de guerre (verte et rouge).

Une offensive allemande gigantesque éclate le 27 mai alors que le régiment est au repos à Euilly. C'est le jour le plus sombre de l'Histoire du régiment. Les canonniers souffrent sous des tonnes d'obus et les gaz ennemis. Les canons sont sabordés et les documents détruits par les officiers. La 22e DI est anéantie.

En juin le régiment est mis au repos en Alsace. Il faut 2 mois au régiment pour se réorganiser. Le 35e RA participe aux derniers combats de la guerre. En septembre il appuie l'assaut sur Souin.

En octobre il épaule l'offensive sur Somme-Py.

Epilogue :

En tout se sont 5 citations qui récompensent le 35e RA. Retiré du front le régiment participera à la reconstruction des départements martyrisés par la guerre.

Le 17 février 1919 le régiment reçoit le privilège de pouvoir porter la fourragère jaune de la médaille militaire.

Cet article a été fait grâce à l'excellent ouvrage du Lt Col Frédéric Gontier : Enquête sur les soldats du 35e RAC Morts pour la France (1914-1918), Tarbes 2005.

Je tiens à préciser que tout renseignement, photo, ou fiche MPF (je les recense) est le bienvenue. Merci!!

 

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Newsletter

Inscription à la newsletter

Recherche

 
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus